martes, 16 de septiembre de 2014

La réalité


Mientras esperamos las traducciones al español y/o inglés del último Boletín Global Europeo de Anticipación Política, del Laboratorio Europeo de Anticipación Política, reproducimos acá la declaración pública correspondiente (Boletín N°87, del 15 de Septiembre (http://www.leap2020.eu/GEAB-87-est-disponible--Il-avait-ete-une-fois-l-Amerique_a16838.html). El número está dedicado a brindar al lector europeo un panorama "...clair, brutal et sans complaisance sur la réalité économique, financière, politique et sociale des États-Unis et des Américains". Pasen y vean:

Título: GEAB 87 est disponible ! Il avait été une fois l'Amérique

Texto: Le déclin des États-Unis, nous l’avons déjà maintes fois analysé, écrit, confirmé. Et pourtant, à la vue de la couverture médiatique actuelle d’une Amérique qui aurait retrouvé sa santé économique [1], un marché de l’emploi florissant [2], son rôle de modèle pour l’Europe (et le monde) [3], un avenir énergétique en rose [4], une énième fois s’impose de présenter à nos lecteurs un regard clair, brutal et sans complaisance sur la réalité économique, financière, politique et sociale des États-Unis et des Américains. A l’obstination des propagandistes américanistes, il faut opposer une endurance équivalente.

Certes, les bourses flambent, mais cela n’est point un indicateur d’une société et d'une économie qui seraient sorties par le haut de la crise. Les taux record ne sont autres que les effets de la politique monétaire de l`argent facile pratiquée par la Fed et l’impasse dans laquelle sont les investisseurs qui ne trouvent pas d’autres placements que les actions d’entreprises déjà surévaluées et les valeurs factices de la finance innovatrice. Les États-Unis s’autodétruisent et détruisent le monde en passant. Les dieux aveuglent ceux qu’ils veulent perdre. Et aveugles au regard de la réalité du monde, les Américains le sont effectivement. L’hybris, l’orgueil démesuré d’un pays qui se considère God’s own country, le pays choisi, number one en tout, héraut de toutes les valeurs de l’humanité, est en train d’entraîner les États-Unis dans les abysses.

Une superpuissance détruite par son hybris – et qui détruit le monde

Au Moyen Orient, la politique américaine a laissé derrière elle un chaos géopolitique gigantesque, pratiquement sans équivalent dans l’histoire du monde dans la mesure où toute une région se trouve à feu et à sang sans le moindre espoir qu’une force stabilisatrice puisse émerger. Le chaos risque de durer pour longtemps. Après 13 années de guerre contre le terrorisme, les États-Unis ont fini par permettre à un groupe islamique fanatique et cruel de s’installer durablement dans une région qui regorge suffisamment de ressources pour le financer et de le rendre au fur et à mesure plus puissant. En combattant le terrorisme, les États-Unis l’ont rendu plus puissant que jamais [5]. Il faut se rappeler l’objectif que les États-Unis s’étaient fixés en envahissant l’Irak : Ils voulaient transformer la région depuis le Maroc jusqu’au Pakistan, depuis la Turquie jusqu'au Yémen, en états démocratiques, séculaires, dotés d'un bon niveau d’éducation et d’opportunités économiques [6]. Etant donnée la situation aujourd'hui, la relecture de ce plan initial [7], tel qu'il avait été présenté par les néo-conservateurs à l’époque, laisse perplexe devant un tel degré de naïveté et d’obstination à vouloir écarter toute part de réalité qui ne s’accommodait pas à l'époque avec le monde comme ils voulaient qu’il soit. Et la presse américaine marchait au pas [8], même si le New York Times s'était plus tard excusé de ne pas avoir fait son travail de presse indépendante en amont de l’invasion de l’Irak [9].

Non contents d’avoir déstabilisé le Moyen Orient, les États-Unis s’efforcent aujourd’hui de déstabiliser l’Europe dans une région qui, après la chute du Mur de Berlin avait retrouvé une paix stable et sereine sur un terrain de tous les dangers. La crise ukrainienne trouve sa cause dans une politique américaine 2.0 d’un endiguement de la Russie (containement policy) qui, elle, trouve son point de départ et son inspiration dans le fameux «long telegram » de George Kennan du 22 février 1946 [10] (!) dans lequel le diplomate en poste à Moscou faisait part de sa conviction qu’une paix avec la Russie était à long terme impossible, que la Russie ne chercherait toujours qu'à accroître sa puissance et son territoire et qu’il était donc nécessaire de mener une politique d’endiguement permanent. Il serait profondément troublant si les personnes au pouvoir à Washington étaient incapables de saisir la différence entre une Union soviétique sous Staline et la Russie d’aujourd’hui sous Poutine, considérablement affaiblie par la chute de son État précédent, la perte de 22% de de son territoire, de 50% de sa population et de son réseau d’États satellites (qui sont tous passés dans le camp occidental), économiquement hypothéquée par le programme économique réformateur du FMI (d’inspiration américaine), qui a fait gaspiller au pays ses richesses nationales en les privatisant au profit d’une classe oligarchique naissante [11], et enfin encerclée par l’extension de l’alliance militaire adverse, l'OTAN, et celle du bloc économique européen jusqu’à l’intérieur de son ancien territoire (les pays baltes).

La capacité d’analyse et de compréhension des affaires du monde des responsables américains nous impressionnent en général fort peu, mais de là à imaginer que Washington ne connaîtrait pas la différence entre l’Union soviétique d’antan et la Russie d’aujourd’hui est un pas que nous ne franchirons pas. Cet objectif d’endiguement et essentiellement motivé économiquement: les responsables américains aspirent à ouvrir l’Ukraine aux produits américains, mettre la main sur son immense potentiel agricole [12] (à une époque où la spéculation sur les produits alimentaires s’enflamme [13]) et ses grandes entreprises [14] et ouvrir le marché européen d’énergie au gaz et pétrole de schiste américain [15].

Mais peu importe la véritable motivation : pour mener une politique d’endiguement, il faut avoir ou se donner les moyens. Ceci n'est pourtant pas ou plus le cas. Le ministre de la défense Chuck Hagel a présenté des propositions de réduction des dépenses militaires ce qui, selon USNews « transformera la défense américaine en une force pratiquement méconnaissable de son ancêtre ‘post cold war’ qui a dû supporter 13 ans de guerre au sol dans le Moyen Orient. ». Treize années de guerre, et quels piètres résultats : Afghanistan toujours déstabilisé [16], et toujours premier producteur d’opium au monde [17] ; un Irak où l’autorité régalienne du pouvoir central a implosé, la lutte contre un dictateur syrien, toujours au pouvoir qui a engendré un ennemi encore plus féroce, l’ISIS, que certains comparent même au terrible Gengis Khan [18] , et l’Iran promu au rang d’allié de fait dans la région [19]. Tout ce que les responsables américains ont entamé en treize ans s’est transformé en véritable catastrophe. Et les coûts sont en conséquence : Les États-Unis sont selon une étude des chercheurs d’Harvard [20] face à une facture de guerre contre l’Irak et l’Afghanistan qui s'élève entre 4 et 6 billions de Dollar (largement au dessus des dépenses du gouvernement fédéral de l’année fiscale 2014[21]), dont une part substantielle sont des dépenses courantes de soin et de soutien financier aux vétérans qui plomberont donc pour encore des longues années les comptes publics américains.

Les États-Unis depuis déjà de nombreuses années ne sont plus la superpuissance qui peut régler tous les problèmes par des campagnes militaires. D’abord du fait d'un déséquilibre entre ambitions et efforts consentis, ensuite par manque de moyens. Et comme la puissance globale des États-Unis a été construite sur sa puissance militaire, ils ne sont aujourd’hui que l’ombre de ce qu’ils étaient auparavant.

Si l’on n’a plus soi-même les moyens de ses ambitions, il faut trouver quelqu’un d’autre pour faire la besogne. Il est donc peu surprenant que le gouvernement américain ait redécouvert l’utilité de l’OTAN pour pousser ses pions à des fins économiques en Ukraine. Il met une considérable pression aux gouvernements des États membres de l’OTAN pour augmenter leur budget militaire, mais avec un succès plus que mitigé [22]. Car l’objectif de consacrer 2% du PIB aux dépenses militaires a été étalé jusqu’à 2024 ; décision que la ministre de la défense allemande a d’ailleurs relativisé dès le lendemain en la qualifiant d’une ‘simple déclaration d’intention’[23].

De même la décision de créer une force de frappe rapide de 3000 à 5000 soldats paraît dérisoire face à une armée russe de 1,15 million de soldats et 2 millions de réservistes aptes au combat [24]. La force de frappe serait munie d’un équipement léger, certainement avec l’idée géniale en tête que cela leur permettra d’esquiver plus facilement les 6500 chars de combat russes actifs [25]. En fait, depuis la fin de la guerre froide, l’armée russe s’est peu transformée, restant une armée de combat pour des vastes opérations au sol, contrairement aux armées des États-membres européens de l’OTAN qui ont réduit considérablement leurs effectifs et notamment le nombre de chars, estimant que les défis militaires étaient devenus d’une toute autre nature. Ainsi, entre 1989 et 2014, la France a réduit ses chars de combat de 1348 à 297 éléments [26], l’Allemagne de 2125 à 225 [27] et tous deux ont supprimé voire ‘suspendu’ le service militaire obligatoire. Enfin l’Amérique, 25 ans après la chute du Mur de Berlin, est militairement si peu présente en Europe, que toute idée d’une confrontation militaire avec la Russie paraît absolument incongrue [28].

Dans la confrontation avec la Russie, l’OTAN est comme l’abeille devant l’ours et engagée dans le chemin d’un échec programmé – quelle preuve absolue d’une perte incroyable du sens de réalité de la part des responsables américains ! Le coup d’état orchestré par les occidentaux a fait perdre au pouvoir central ukrainien sa légitimité par rapport à la population russophone et ainsi préparé le terrain pour une mainmise de la Russie sur cette partie de l’Ukraine, probablement dans la forme d’une large autonomie au sein d’une Ukraine fédérale et sous forte influence russe. Comme au Moyen Orient, la politique que le gouvernement américain a conduite, fondée sur la conviction de l’infaillibilité de ses stratégies et sa toute-puissance, a jeté une région dans le chaos et finira par renforcer les forces adverses aux États-Unis. […]


Notas:

[1] Par exemple: Figaro du 29/05/2013 - Croissance: Pourquoi les États-Unis décollent et pas l’Europe; Huffington Post du 01/02/2014 – La reprise égoïste des États-Unis fait trembler le monde; euronews du 29/07/2014 – La Fed se réuni en attendant des chiffres confirmant la reprise ; Süddeutsche Zeitung du 29/01/2014 – US- Notenbank will (wegen des Wirtschaftsaufschwungs) Anleihenkäufe weiter drosseln ;Die Zeit du 12/04/2013 – Amerikas neue industrielle Revolution ; Huffington Post du 10/03/2014 – The US Recovered Faster From The Recession Than Every Other Country But Germany ; USNews du 15/012014 – 5 Reasons Why 2014 Is Looking Good For The U.S. Economy .

[2] Par exemple: CNN Money du 04/06/2014 – U.S. soon to recover all jobs lost in crisis; Süddeutsche Zeitung du 12/05/2014 – Arbeitslosenquote fällt auf Niveau zur Lehman-Pleite; Der Spiegel du 15/07/2014 – Fed- Chefin Yellen deutet Zinserhöhung an – wenn die Arbeitslosigkeit weiter sinkt; rfi du 02/08/2014 - Aux États-Unis, la reprise du marché de l’emploi se poursuit ; Les Echos/Bourse du 07/06/2013 – La reprise du marché de l’emploi toujours fragile aux États-Unis .

[3] Par exemple: Die Wirtschaftswoche du 04/09/2014 – Zukunft der Weltwirtschaft hängt von Amerika ab; DerStandard.at du 20/12/2013 – US- Wirtschaft zieht an Europa vorbei; atlantico.fr du 18/06/2013 - États-Unis-Europe, le match des politiques économiques face à la crise : la réponse avec le graphique qui tue (ou pas ?) ; or, en matière de transition énergétique :DWN du 01/03/2014 et du 24/04/2014 en faveur du fracking.

[4] Business insider du 10/09/2013 ; USA Today du 23/10/2013;BBC du 02/04/2014 ; TheGuardian du 12/11/2012 ; Courrier international du 23/11/2011 ; La Croix du 15/05/2014 ;

[5] 5 ways the US Enabled the Radical Islamic State. Source : AlterNet du 07/09/2014

[6] Voir pour un rappel général: Institute of Policy Studies

[7] Cet article semble être le point zéro de cette politique de folie : Victor David Hanson, ‘Democracy in the Middle East’, paru le 22/10/2002 dans le Weekly Standard

[8] William Safire ‚Creeping Democracy‘, paru le 22/03/2004 dans le New York Times

[9] New York Times: We were wrong on Irak; source: The Guardian du 26/05/2004

[10] 22 february 1946: George Kennan sends ‚long telegram‘ to the state department

[11] Voir Libération du 28/08/1998

[12] Global research du 25/03/2014

[13] Le Monde du 13/09/2012 ; foodwatch du 07/07/2014 : Les spéculateurs de la faim

[14] Le fils du vice-président américain Joe Biden, Hunter Biden, obtient une très haute fonction à Burisma (producteur de gaz). Source : Der Spiegel du 14/05/2014

[15] Voir Student reporter du 30/07/2014

[16] “2014: Withdrawal continues and insurgency increases.” Wikipedia

[17] “Afghan opium production explodes despite billions spent’ says US report”. Source: The Guardian du 30/04/2014

[18] Source: Reuters du 20/07/2014

[19] Source: Washington Post du 19/06/2014

[20] Washington Post du 28/03/2013 : Study : Iraq, Afghanistan war costs to top 4 trillion

[21] Source: USGovernmentspending.com

[22] Voir FAZ du 05/09/2014

[23] Source: Badische Zeitung du 10/09/2014

[24] Source: Wikipédia

[25] Source: Wikipédia

[26] Sources: http://www.senat.fr/questions/base/1990/qSEQ900811332.html; wikipedia

[27] Source: Wikipedia


[28] Voir The New York Times du 26/03/2014 “Military Cuts Render NATO Less Formidable as Deterrent to Russia

Mientras tanto, en Siria...



Parece que el Imperio vuelve a la carga contra Siria, ya con cualquier excusa. Sí, chicos, ahora es el “combate contra el terrorismo” del Estado Islámico. Francamente, estos tipos resultan útiles a la hora de justificar cualquier intervención. Si no existieran, habría que inventarlos. ¡Un momento! Pero si son un invento! Leemos en el blog Moon of Alabama (http://www.moonofalabama.org/):  

Título: The New "Regime Change" Plan - Attack Damascus From The South

Texto: There are serious active preparations for a new attack on Damascus. Anti-government forces, including the Al-Qaeda affiliate Jabhat al-Nusra, have been trained and equipped in Jordan and are now moving into their starting position in Quneitra governate in south-west Syria. (A similar plan in spring 2013 was only partially executed and later aborted,)

Quneitra governate is a strip next to the Israel occupied Golan heights with a southern border to Jordan and a north western border with Lebanon.

The anti-government forces cooperating for this operation are the Syrian Revolutionaries Front (SRF), which is backed by the United States, assisted by the Islamic Front, backed by Saudi Arabia, and al-Qaeda's Jabhat al-Nusrah which just received some $20 million from Qatar. These forces infiltrated from Jordan through Daara and then up north-westward along the border with Israel. 

This movement, during which some UN observers were kidnapped by these forces, was supported by Israeli artillery strikes against Syrian units that tried to prevent it. The sole border station between Israel and Syria is now in the hands of the anti-government forces. The Israeli military is also providing medical supportto these anti-government forces. The UN has pulled out all peacekeepers from the Syrian side of the Golan height demarcation line.

The anti-government forces now control a 40 miles (70km) long, three miles (5km) wide strip from Jordan along the Golan frontier up to Lebanon. This strip can be used to infiltrate into Hizbullah territory in south Lebanon but its main purpose is likely an attack on Damascus from the south. The Syrian military would have great difficulties to dislodge the anti-government forces from this strip as it is covered by Israeli anti-air and artillery fire.

There are rumors that Jabhat al-Nusra is leaving positions it has been holding in Hama governate in north Syria. It's groups are pulling back into Turkey to be transferred to Jordan and then as reinforcements into Quneitra.

The rather empty Quneitra area makes little sense to conquer except to be used as a launching pad for an attack from the south towards Damascus. The distance to the capital is only some 40 miles (60km). While two Syrian army divisions are stationed between Quneitra governate and Damascus coordinated air attacks against them could open and secure a route from Quneitra governate into the capital. Recent truce agreements between the U.S. supported Syrian Revolutionary Front and ISIS in the area south of Damascus may have been concluded with these attack plans in mind.

The U.S. military in the joint Arab-American operations room for the Syrian insurgency in Amman Jordan may well plan to use the murky new "war on ISIS" as pretext for attacks on the Syrian army divisions protecting Damascus from the south. Coordinated with a ground attack by Jabhat al-Nusra and others from Quneitra such air attacks would seriously degrade the Syrian forces and enable a destructive push into Damascus.

UpdateObama already announced the escalation path for such air attacks:

"He made clear the intricacy of the situation, though, as he contemplated the possibility that Mr. Assad might order his forces to fire at American planes entering Syrian airspace. If he dared to do that, Mr. Obama said he would order American forces to wipe out Syria’s air defense system, which he noted would be easier than striking ISIS because its locations are better known. He went on to say that such an action by Mr. Assad would lead to his overthrow, according to one account." (http://www.nytimes.com/2014/09/14/world/middleeast/paths-to-war-then-and-now-haunt-obama.html?_r=0)

The stampede to attack ISIS may have been pure maskirovka to hide this violent regime change attack plan against Syria under some "anti-terrorism" label. This at the same time as the plan is coordinated with and actively supported by Jabhat al-Nusra, al-Qaeda's affiliate in Syria, and made possible through truce agreements with ISIS.

lunes, 15 de septiembre de 2014

Derivas



Una nota de Rodrigo Fernández desde Moscú para El País da cuenta del despecho de los medios corporativos de Occidente hacia el líder ruso Vladimir Putin. Ahora el triunfo del partido del actual mandatario se debe a su “deriva nacionalista”. Ya cansan, chicos, agotan… 

Título: Putin cosecha en las urnas regionales los frutos de su deriva nacionalista

Subtítulo: Rusia Unida obtiene 20 de los 30 gobernadores en juego y dominará el parlamento de Crimea

Texto: Subido a la ola de la popularidad del presidente Vladímir Putin —disparada tras su intervención en Ucrania— su partido, Rusia Unida, ha logrado unos apabullantes resultados en los diversos comicios regionales celebrados el domingo en el país. Los resultados de las elecciones a gobernador en 30 provincias y de asambleas legislativas en 14 entidades federadas en Rusia —donde también se celebraron comicios locales en 84 de las 85 regiones— representan un espaldarazo al Gobierno cuando éste pasa por momentos difíciles debido a las sanciones de Occidente por su apoyo a los separatistas en Ucrania.

Los rusos mostraron el domingo su apoyo a Rusia Unida, encabezado por el primer ministro, Dmitri Medvédev, y anteriormente liderado por Putin. El partido obtuvo 20 de los 30 puestos de gobernador en juego; otros nueve ganadores que no pertenecen a Rusia Unida cuentan también con el respaldo del Kremlin; y el último puesto fue para el Partido Comunista, que ha apoyado a Putin en su política respecto a Crimea y a Ucrania, y cuyo representante —como en los otros 29 casos— ya ocupaba el cargo y fue simplemente reelegido.

Todos los jefes regionales vencieron por un holgado margen, con porcentajes muy elevados (en la mitad de los casos, sobre el 80%), salvo en la República de Altái, donde el reelecto gobernador logró sólo el 50,63% de votos.

Por primera vez, Crimea y Sebastopol eligieron sus asambleas legislativas como parte de Rusia. En Crimea, el partido gubernamental obtuvo más del 70% de los votos y dominará un parlamento local en el que, según los datos preliminares, estará representado sólo otra organización: el nacionalista Partido Liberal-Democrático (PLD). Estas elecciones no han sido reconocidas por la Unión Europea, que reclama que la península pertenece a Ucrania.

En Moscú, de los 45 escaños en juego, Rusia Unida consiguió 28, y otros 10 los ganaron los candidatos independientes apoyados por esta formación. Los comunistas obtuvieron cinco diputados; el PLD, uno; y otro el movimiento Ródina (Patria). La derecha prooccidental —que se autodefine como “democrática”— ha desaparecido prácticamente del mapa político ruso.

El primer ministro, Dmitri Medvédev, al comentar estas elecciones, expresó: “En tiempos en que una serie de nuestros socios —si es que se les puede calificar de tales— está poniendo a prueba a Rusia a través de sanciones y de toda clase de amenazas, es importante no sucumbir a la tentación de optar por las llamadas soluciones fáciles, sino continuar desarrollando los procesos democráticos en nuestro país”. Como toque humano, Medvédev agregó que los resultados son el mejor regalo que le podrían haber hecho para su 49 cumpleaños, el domingo, día de los comicios.

El triunfo del partido gubernamental, al que no han frenado la inflación ni la 
caída del rublo experimentadas a raíz de las sanciones económicas y los bajos precios del petróleo, “es una proyección del alto grado de confianza que los ciudadanos muestran en Putin y del apoyo a su política”, opina el politólogo Dmitri Badovski, cercano al Kremlin. Su colega Serguéi Markov considera que este éxito de Rusia Unida puede conducir a unas elecciones parlamentarias anticipadas con el fin de fortalecer aún más al Gobierno.

Otros analistas critican las elecciones con el argumento de que los representantes de la “oposición verdadera” no pudieron competir, debido a cambios en la ley electoral y que las autoridades no los registraron como candidatos aduciendo pretextos técnicos. Sin embargo, los observadores que representaban a la oposición consideraron que los comicios en Moscú habían transcurrido sin fraude ni irregularidades.

Entre los descontentos figuran partidos que apoyan la política del Kremlin, como el PLD o Rusia Justa, que obtuvieron resultados mucho más bajos de los esperados.

domingo, 14 de septiembre de 2014

Tablero


El sitio web Slaviangrad.es (motto: "Nuestra ira no tiene límites. (C) V.M. Molotov") reprodujo ayer un artículo de Carlos Ramírez. Acá va:

Título:  El gran tablero

Texto: Los interesados en la situación ucraniana no deben de perder de vista que lo que acontece ahí es solo un escaque en un tablero mucho más amplio. Lo que está en juego el día de hoy es el equilibrio geoestratégico que anhelaba Estados Unidos: Un mundo unipolar donde la supremacía norteamericana se aceptaba sin chistar por el resto del mundo. Al tomar Rusia la península de Crimea, el plan de ruta del nuevo orden global recibió un severo golpe: La OTAN ya prefiguraba una base permanente en Sebastopol una vez que fuese expulsada la flota rusa después del golpe de Estado en contra de Yanukovich.

El escalamiento del conflicto ha seguido una secuencia predecible, incluyendo la operación de bandera falsa del MH17. Lo que una vez más descarriló el esquema original fue la incapacidad de los norteamericanos de cumplir a través del patético ejército ucraniano con las metas trazadas en el documento Rand. Los objetivos estratégicos de control del Donbass/Novorossiya debieron haberse completado el 1º de septiembre a más tardar y en vez de ello lo que sucedió es que el ejército ucraniano sufrió un revés épico con pérdidas humanas y de material que la dejan incapacitada para tomar acciones ofensivas.

Simultáneo a los hechos en el terreno del conflicto (sin obviar que el ejército ucraniano si fue eficiente en castigar a la población e infraestructura civiles; dejando a Lugansk y a Donetsk en ruinas) Los Estados Unidos puso en marcha una serie de acciones diplomáticas ofensivas coronadas por las sanciones comerciales a Rusia. Moscú respondió a esto imponiendo sanciones a los miembros de la Unión Europea consistentes en prohibir la importación de productos agropecuarios provenientes de los países que participaron en las sanciones impuestas por la Unión Europea.

Al día de hoy Estados Unidos a través de la Unión Europea ha empujado a subir un escalón más en la intensificación de sanciones en contra de Rusia al preparar para el día martes 9 de septiembre una serie de sanciones financieras en contra de las compañías petroleras rusas. Por contrapartida, Rusia ha anunciado que prepara una serie de sanciones en contra de los países participantes en esta nueva ronda de la guerra financiera/comercial que está llevando a cabo la administración de Obama.

Pero en la narrativa ilustrada arriba es necesario insertar un grupo de datos fundamentales para entender el nivel de agresión norteamericana:

1. Rusia pedirá rublos en vez de dólares por sus exportaciones energéticas

2. Comienza la construcción del gasoducto a China

3. La compraventa de energía será solventada en Rublos y Yuanes.

Todo esto fue anunciado por partes durante el mes de agosto por el gobierno de Moscú. De forma natural, Estados Unidos y los medios masivos de comunicación bajo su control no le han puesto mucho énfasis informativo a la nota (lo cual se demuestra iniciando la búsqueda en Google "oil for rubles" en donde la nota aparece en revistas de segunda línea, siendo difícil encontrar dicha cobertura en televisión o incluso en el New York Times, que sigue siendo el periódico de referencia para medir la temperatura emocional de las elites norteamericanas.

Este anuncio por parte del gobierno de V.V. Putin es consecuencia lógica de los acontecimientos descritos en este blog desde los días del golpe de Estado y es el máximo nivel de agresión sin violencia que se puede ofrecer a los Estados Unidos: La amenaza de destronar al dólar como moneda de intercambio exclusiva en el comercio internacional de energía.

Es de tal tamaño la amenaza que suceden dos cosas curiosas:
- Se oculta la relevancia de la nota porque no se quiere alarmar a la opinión pública occidental con el alcance real de las medidas adoptadas por Moscú.

- Se inician represalias utilizando a toda Europa como ariete en esta guerra sin explosiones sin tomar en cuenta o menospreciando el impacto fundamental y nocivo que dicha guerra comercial implica para la salud económica de los "socios" europeos.

Es necesario agregar que con los dos puntos asentados arriba se busca además cumplir con un tercer punto fundamental del juego geopolítico norteamericano: Evitar a todo costo un incremento en las relaciones comerciales entre Alemania y Rusia; Un objetivo que de paso cumple en lo corto con un viejo (mínimo desde la era victoriana) mandato del mundo anglosajón: impedir una alianza entre rusos y alemanes. Lo que suceda con las economías europeas es lo de menos, ya estaban en recesión y esta se va a profundizar y no es asunto que concierna a Estados Unidos que se encuentra en una lucha fundamental por la supervivencia de su moneda.

Durante el extenso conflicto, Los Estados Unidos han ofrecido -infructuosamente- un gambito a Rusia: "invade y quédate con Ucrania entera; a cambio, yo me quedo con el resto de Europa y podemos continuar así con las cosas tal como nos habíamos acostumbrado en la guerra fría con la Unión Soviética. Naturalmente, Rusia no aceptó el sacrificio de pieza ofrecido pues se deterioraba significativamente su posición en el resto del tablero; Se quedaba con un territorio en ruinas habitado por una población plagada de extremistas de toda índole.

Pero, al rechazar el gambito, Rusia pudo iniciar al mismo tiempo un ataque posicional mucho más extenso en el resto del tablero, fortalecer su relación comercial con los BRICS y extender sus iniciativas comerciales en Asia. Por último, dejar la zona de desastre llamada Ucrania como una carga para sus adversarios. Quiéranlo o no, Ucrania será un pesado fardo para Estados Unidos en el futuro previsible. Quiéranlo o no, será imposible disociar las imagenes del batallón Azov de las barras y las estrellas (por más que los medios masivos maquillen a los nazis, estos seguirán regalándonos momentos indelebles de su xenofobia y ultranacionlismo).

Sin embargo, Estados Unidos no es totalmente reacio a quedarse con la propiedad de Ucrania. Dentro de una política exterior hecha añicos se dedicará en estas semanas a realizar una intentona más por cumplir un requisito fundamental de la campaña en contra de Novorossiya: conquistarla con fuerzas ucranianas, despojarla de sus antiguos dueños y tratarla como frontera virgen para su explotación financiera, comercial y energética. Suena improbable a estas alturas que dicho objetivo pueda ser cumplido; Pero Poroshenko y Cia. están empeñados en lograrlo. Es por eso que la tensión seguirá centrada en la tragedia de la guerra civil entre Ucrania y Novorossiya mientras que la tragedia mayor, el hundimiento del dólar, pasará desapercibida en los medios.

Mientras tanto, en Hungría...


Reproducimos a continuación un interesante artículo aparecido en el blog del Peregrino (http://vineyardsaker.blogspot.com.ar/). Los escribe “American Kulak” y habla sobre Hungría y su presidente, Viktor Orban (foto). Te puede gustar, te puede no gustar, pero en cualquier caso preparate: es largo.

Título: Return of the Magyars: Hungary’s President Calls Out the US as Morally and Financially Bankrupt

Texto: With so many developments in Ukraine and now a renewed US war on Syria with the Islamic State as the pretext, it has been easy to overlook important developments in the struggle to restore sovereign nations in Europe. As described in my last guest post here at the Vineyard, Scottish independence vote on Thursday, September 18 has forced Anglo-American mainstream media to cover the topic of ‘separatism’ as a wave spreading from the Scottish Highlands to Spain’s Catalonia. Many mainstream media outlets have repeated ridiculous propaganda about NATO or the EU coming apart and the economic sky falling from a Scottish ‘Yes’ vote (James Bond film reference deliberate in that sentence). Some of the usual Russophobic voices have started whining about ‘pro-Kremlin bloggers’ trolling Washington and London on Twitter with humorous captions supporting Scotland’s independence [https://twitter.com/torrek_info/status/509325448338472960], or the positive statements Scottish National Party leader Alex Salmond has made about Vladimir Putin. [http://www.theguardian.com/politics/2014/apr/30/alex-salmond-vladimir-putin-remarks]

A Short Disclaimer Regarding Hungary

Today’s topic is the next target for the Empire’s Two Minutes Hate propaganda in Europe (besides Marie Le Pen and the National Front of France): the ancient nation of Hungary and her proud president, Viktor Orban. Let me start by saying that as an American citizen and independent blogger, I have no financial or blood ties to Hungary, nor is my intent to defend all of Budapest’s policies. My purpose in this post is to examine why the Empire increasingly views the Hungarian government with disdain and has sent out its usual NGO and media mouthpieces to trash President Viktor Orban personally and attack his ‘Putinist’ pro-Russian worldview. In doing so I approach this post from the perspective of someone who is a neophyte to Hungarian politics, but not to the overall games the European Union plays to keep its member nations as vassals to what Saker calls the ‘Anglo-Zionist’ Empire.

Why is Budapest Emerging as a Key Russian Ally Within the European Union?
A Millennium of Hungarian History and Its Relevance to Novorossiya

The Hungarians, for those Saker readers who may not be familiar with their history, are descended from the same great migrations out of central Asia in the first millennium AD as the Bulgars, with Russian scholars believing the Magyars came out of a southern Urals homeland east of the Volga steppe. Driven by ancient enemies known as the Pechenegs who alternated between warring with the Orthodox Christian Eastern Roman Empire and serving as mercenaries of Byzantium, the Hungarians settled in the Danube River and Carpathian basins. Their language, like that of the Finns, is non-Indo European and easily exceeds Finnish and Basque as the most widely spoken non-Indo-European language on the European continent. Only a few decades after Prince Vladimir baptized the Kievan Rus in 987, the first Christian monarch of the Magyars Saint Stephen I converted the traditional seven Hungarian tribes to Christianity in the early 10th century. Under Stephen’s successful reign prior to the Great Schism of 1054 between Rome and Constantinople, Hungary prospered as the major trading route between the Germanic Holy Roman Empire and the Byzantines. Stephen’s younger sister married a Venetian prince who at that time was a key ally of Byzantium, while Stephen’s wife was a Bavarian princess. [http://en.wikipedia.org/wiki/Stephen_I_of_Hungary]

The historic parallels between Hungary and Rus did not stop with Stephen and the Second Rome, but continued in the 13th century. During those turbulent decades the Mongol Tartars, who subjugated nearly all of Russia, were turned back by Hungarian knights and their Holy Roman Empire allies. Unfortunately, wars in the following two centuries with the Poles and German kingdoms and dynastic struggles weakened the Hungarians, until they succumbed to the Ottoman Turkish advances and were forced into alliance with the Catholic Hapsburgs. This also led to the counter-reformation in the Hungarian lands, with negative consequences for Protestants and Orthodox Christians alike. In 1686 after the Turks decisive defeat by the Polish-led armies at the Battle of Vienna the future Hungarian capital of Buda was liberated from the Ottoman yoke, and the last Ottoman raid from Crimea into Hungary was recorded in 1717. After the 1708 Battle of Trenscen the Hungarians were fully absorbed into the Papist Hapsburg Empire which became known as Austro-Hungary. During World War I the Hungarians suffered huge casualties fighting the Serbs and Russians on behalf of their Hapsburg emperor.

After WWI the key document many Hungarian nationalists to this day regard with bitterness, the Treaty of Trianon [http://en.wikipedia.org/wiki/Treaty_of_Trianon], was signed in 1920 which cost Hungary 71% of its territory and 66% of its pre-war population -- an even more punitive outcome than the Allied diktats imposed on the Germans in the punitive Treaty of Versailles produced by the same victors. This lost territory included the TransCarpathian region which is today in far southwestern Ukraine, where the Hapsburgs had kept thousands of ethnic Rusyns in concentration camps for returning to Orthodox Christianity or refusing to convert to Papism during the First World War. It is from this territory that ethnic Rusyn and ethnic Hungarian community leaders have issued a joint statement in both languages about their desire to achieve the full autonomy within Ukraine they were promised in 1991 and denied since then by Kiev. In the same early August statement viewable with English subtitles on the Anti-Maidan YouTube channel, the Hungarian and Russian-speaking Rusyn leaders denounced Kiev’s war against Novorossiya and mentioned Rusyn/Hungarian solidarity based on a 1,000 years of peaceful coexistence. This statement was carried on Hungarian television and is viewable here: [http://www.liveleak.com/view?i=e14_1408064269]. More background on the Rusyns undergoing Hapsburg and other persecutions from a pro-Rusyn/Russian perspective can be found here: [http://02varvara.wordpress.com/tag/rusyn/].

It’s no accident, that on the heavily Empire-manipulated platform of Wikipedia, the Rusyns are covered under ‘Peoples of Ukraine’ despite the fact that they are spread across borders with Poland, Slovakia and Hungary, and that the Rusyn autonomy or separatist movement dating back to 1991 is dismissed as a Kremlin project [http://en.wikipedia.org/wiki/Rusyns#Trans-Carpathian_separatist_movement]. In short, regardless of Hungary’s willingness to sell the Kiev regime hundreds of T-72 battle tanks to replace catastrophic Ukrainian losses of armor in recent months, Kiev views Hungarian nationalism with suspicion. The Ukrainian ultra-nationalists and Galicia Nazis (correctly in my opinion) suspect alongside their Anglo-American globalist patrons that if Ukraine completely implodes Trans-Carpathia could secede like Novorossiya, but with Hungarian rather than Russian sponsorship.

The worst nightmare of the Kiev junta is not only losing Kharkov, Zaporozhe and Odessa regions to Novorossiya, but facing a simultaneous NAF and Russian-allied uprising in the guerrilla-friendly Carpathians backed by Hungarian guns and fighters. Even a peaceful, anti-war and anti-oligarchic Hungarian/Rusyn Maidan would have to be crushed by the Kiev Nazis using brutal methods Washington and Brussels would have trouble excusing or imposing a news blackout over.

One other point is relevant to the paragraph above. Under the notorious 1938 Munich agreement between Nazi Germany and her allies and the Western powers, Hungary made territorial gains at the expense of Czechoslovakia, which was completely carved up between Nazi Germany, Hungary, the pro-Nazi Slovak regime of the time, and the sainted ‘Christ between two thieves’ Poles. This included Carpatho-Ruthenia, which became western Ukraine after the War. The Nazis cultivated the fascist Arrow Cross Party as allies, and had no interest in any maintaining Czech-granted autonomy for any Russophilic peoples as they plotted to invade the Soviet Union. [http://www.youtube.com/watch?v=ZALmLkFmAF8&src_vid=biy1mH8o8_M&feature=iv&annotation_id=annotation_105606].

The Hungarians participated in Operation Barbarossa and fought alongside their uneasy Romanian and German allies until the Soviets smashed the Axis lines near Stalingrad in November 1942. The Hungarians like the Bulgarians sought to switch sides as soon as it was obvious Nazi Germany was doomed in mid-1943 but a fascist puppet regime was installed to keep Hungary in the war. The Arrow Cross Nazi puppet state collapsed under Red Army guns in early 1945. In October and November of 1956 a Hungarian uprising against the Soviets was crushed by Red Army tanks sent by Nikita Khrushchev. This uprising had been inspired by broadcasts into Hungary by Radio Free Europe, but the Eisenhower Administration did very little to help the Hungarian freedom fighters besides raise token protests. Washington notably refused to cancel US grain shipments to the Soviet Union at that time and hosted Khrushchev (as pointed out in a recent column by Patrick J. Buchanan) within months of the Soviets killing thousands of Hungarians. The anniversary of the October 23rd uprising became a national holiday in 1989 when Communist regimes across the Warsaw Pact collapsed. Among the young Hungarian activists celebrating their country’s return to the West was a then 26-year-old co-founder of the Hungarian Alliance of Young Democrats, Viktor Orban. [http://en.wikipedia.org/wiki/Fidesz]

Why President Viktor Orban is Viewed as a Traitor to the Atlanticists and the Empire

James S. Denton is listed as the publisher and editor of World Affairs on his bio. World Affairs is the magazine of Freedom House, one of the many taxpayer-funded NGOs that has been in the business of regime change in Eastern Europe and Eurasia since the CIA and State Department decided to ‘outsource’ these propaganda functions during the mid-1980s. Interestingly enough, despite Hungarian President Viktor Orban’s alleged turn towards ‘Putinism’ Mr. Denton still lists himself as a former adviser to then Prime Minister Viktor Orban of Hungary here: [http://www.worldaffairsjournal.org/staff-bios]. Presumably Denton was an advisor to Orban in 1998 when the democratic, anti-Communist reformer became the second youngest Prime Minister in Hungarian history. With a generally positive world economy during the years from 1998 to 2002 Orban’s government was able to cut taxes, abolish university tuition for qualified students, and expand maternity benefits, while attracting German industry with low-cost Hungarian labor. Most importantly to the Empire, in 1999 Hungary joined NATO along with Poland and the Czech Republic over Russia’s objections. That same year Hungary was forced to participate in the war against the Federal Republic of Yugoslavia by participating in a trade embargo against Belgrade.

In recognition of Orban’s loyal efforts on behalf of NATO in 2002 he was awarded the neoconservative American Enterprise Institute’s Freedom Award and awards from the ‘New Atlantic Initiative’ and Germany’s ‘Förderpreis Soziale Marktwirtschaft’. Orban was clearly accepted by the trans-Atlantic elites. But everything started to change in 2010 when his Fidesz returned to power after six years in opposition. Suddenly Orban’s party had a two thirds majority, enough to change the Hungarian constitution, and Orban became a ‘European Hugo Chavez’ in the words of the German Green party politician Daniel Cohn-Bendit -- ironically, a former 1968 radical whose younger self would’ve appreciated Red Chavismo. This started a wave of propaganda against the Hungarian government alleging that it was crushing the opposition, restricting a free press, in short demonizing Fidesz as the Hungarian version of United Russia and Orban as the Hungarian Putin.

To be fair, Orban did not take the German and Anglo-American/Atlanticist criticism lying down. He denounced German TV propaganda against Hungary, reminding Merkel about Nazi occupation of his country during WWII, and refused to back off the anti-EU rhetoric he had cleverly promoted since at least 2006. Orban’s critics doubled down on their shrill rhetoric accusing him of destroying democracy and minority rights in Hungary, signing sweetheart nuclear energy and gas deals with Russia, and pandering to the ultra-nationalist if not fascist Jobbik party which has won 20% of the vote and made anti-Jewish statements. The same Jobbik party the Empire’s propaganda shills like Jamie Kirchick of the neocon propaganda-staffel ‘Foundation for the Defense of Democracies’ alleges is part of a vast Putinist conspiracy to bring right wing parties to power across Europe using covert Kremlin cash. [http://www.tabletmag.com/scroll/168942/why-hungarys-jobbik-party-won-while-it-lost]

Orban’s ‘Infamous’ ‘Illiberal’ Speech of July 26, 2014 and Why the Empire (Correctly) Sees It as Treason Against the ‘New World Order’

Which brings us to the present controversies -- not only over Orban’s stubborn refusal together with the Austrians to support more sanctions against Russia over Ukraine, but above all over Orban’s speech this summer denouncing the USA’s dominance of Europe and the EU’s subservience to a declining American Empire. To the Atlanticist elites who had long condemned Orban as an aspiring dictator -- the ‘Mussolini of Hungary’ as the shriveling circulation Newsweek dubbed him -- Orban had declared war on democracy. [http://www.newsweek.com/hungarys-mussolini-vows-make-eu-member-illiberal-state-262127]

For Charles Gati, a Senior Research Professor of European and Eurasian Studies at Johns Hopkins University [http://www.sais-jhu.edu/charles-gati], the sense of betrayal was personal: Orban had been one of his brightest young students in the heady days after the fall of Communism in Hungary. For Orban to describe the United States as a malign cultural and economic influence on Europe was a slap to the face to Gati and others like Freedom House’s James S. Denton who had groomed Orban to be a reliable satrap of benevolent US hegemony. Gati’s op-ed for the same AEI that had once given Orban its Freedom Award was titled, “Putin’s Mini-Me: The Mask is Off”. [http://www.the-american-interest.com/articles/2014/08/07/the-mask-is-off/] In his American Interest piece Gati quotes Orbán telling a room in Washington back in 1998: “whatever I know about contemporary politics and history I’ve learned from Professor Gati.” Gati accused his former pupil of issuing an “incoherent” rant against the USA that made no sense in the original Hungarian or when translated into English, full of anti-American “clichés”. Nearly all Western media outlets that covered Orban’s speech delivered to a group of peaceful Hungarian nationalists at a ‘right-wing’ youth summer camp in late July concurred. No one apparently wanted to quote the speech or take it seriously as a patriotic cry from the heart against the decadence and decline of the Western civilization Orban had embraced as a young man.

The Essence of ‘Orbanism’ -- Disillusionment with the West and the Search for a Eurasian Future

So, what exactly did Orban say in Kotscse near Lake Balaton, that was so shocking the press-titutes were terrified to quote it at any length? Here are the most important excerpts, in my opinion, as translated by The Budapest Beacon and preserved here: [http://hungarianspectrum.wordpress.com/2014/07/31/viktor-orbans-speech-at-the-xxv-balvanyos-free-summer-university-and-youth-camp-july-26-2014-baile-tusnad-tusnadfurdo/]. Orban starts by referring to the defining moment of Hungarian politics, the change or Die Wende of 1989, saying for too long Hungarians have clung to the recent past rather than addressed the 21st century future:

My speech today is not connected to the elections. Our acting president introduced us as regime changers, and did it by recalling the regime change. This represents well that for our generation the regime change is the generational experience to which we compare everything, against which we measure everything, from where we start to define everything that happens around us. It seems natural, although it is rather a disadvantage for us, not an advantage.

As speeches go, this is hardly controversial stuff. But what follows is what has angered Washington’s propagandists of unshakable Western hegemony and unending Anglo-American dominance:

I would suggest to shortly remind ourselves that in the 20th Century there have been three major world-regime changes. At the end of World War I, at the end of World War II, and in 1990. The common points in these were – I might have mentioned this here once – that when the changes manifested it was clear for all of us that we are going to live in a different world overnight. Let’s say it was very clear here after Trianon [the previously mentioned Hungarian ‘Versailles diktat’ of 1920 that cut off Budapest from ancient lands - AK], just as it was in Budapest after World War II as well. If the people looked around and saw the invading Soviet troops they knew that a new world was about to begin. In ’90 when we succeeded in breaking and displacing the communists, it was clear after the first parliamentary elections that a new world had arrived for us: the wall in Berlin collapsed, elections were held and this is another future.

Now I must quote Orban at length, for he gets to the essence of his statement -- ‘the West’ as a unitary entity led by the USA with a [soon to be Scotland-less] United Kingdom sidekick looks washed up, and it’s Davos-attending Western politicians and tycoons themselves who are saying so. Orban also -- shock, horror -- dismisses the so-called ‘economic recovery’ in the United States since 2008 as the middle class destroying, Federal Reserve-pumped up and fake stats fraud that it is:

The statement intended to be the basic point of my talk here is that the changes in the world nowadays have the similar value and weight. We can identify its manifestation – that point when it became clear – as the financial crisis of 2008 or rather the Western financial crisis. And the importance of this change is less obvious because people sense it in a different way as the previous three. It was unclear in 2008 during the huge Western financial collapse that we are going to live in a different world from now on. The shift is not that sharp as in the case of the three previous world regime changes and it somehow slowly resolved in our minds, as the fog sets on the land. If we look around and analyze the things happening around us, for six years this has been a different world from the one we lived in. And if we project the processes for the future – which always has a risk – it is a reasonable intellectual exercise, and we see well that the changes will only have a bigger impact.

Well, Honorable Ladies and Gentlemen, for the sake of illustrating the deepness of this change, without any particular order, I assembled a few sentences, ideas from the Western World, as well as one or two from the Eastern World, too, that are stunning. If we assessed them through the lens of the pre-2008 liberal worldview, we would be shocked. Yet if we do not view it that way but understand from these sentences how long a way we have gone in terms of public speech, topics and their articulations in these last six years, then these sentences to be quoted will help us understand how profound the change is that is taking place in the world today.

Very briefly: In America, the President of the US has made numerous and repeated statements regarding how America has been engulfed by cynicism, and the task for American society and the American government is to declare war on cynicism originating from the financial sector. Before 2008, such a statement would have resulted in exclusion from gentlemanlike international discourse, additionally because of the characteristics of the financial system, it would probably have even been tainted with as being sinister, making any utterance of such sentences extremely perilous. Contrary to this, these ideas constantly appear in the American press as of late. The US president says that if a hardworking American constantly has to choose between career and family, that America will lose its place in the world economy. Or the President openly speaks about economic patriotism. He [Obama] says such sentences that would still earn beating and stoning in today’s provincial Hungarian public life. For example, he openly speaks about how companies employing foreigners should pay their fair share in taxes. Or he openly speaks about how companies employing Americans should be supported before anyone else. These are all voices, ideas and sentences that would have been unimaginable six or eight years earlier.

To proceed further, according to a well-recognized analyst, the strength of American “soft power” is deteriorating, because liberal values today incorporate corruption, sex and violence and with this liberal values discredit America and American modernization [This is the so-called ‘cliche’ that Gati found so intolerable, which appears self-evident to the Kulak and millions of other Christian and traditionalist Americans - AK]. Also, the Open Society Foundation [funded by George Soros - AK] published a study not long ago analyzing Western Europe. In this, we could read a sentence which says that Western Europe was so preoccupied with solving the situation of immigrants that it forgot about white working class. Or the British prime minister said that as a consequence of the changes happening in Europe, many became freeloaders on the back of the welfare systems. One of the richest Americans, who was one of the first investors in the company Amazon stated that we are living in a society that is less and less capitalist and more and more feudal, and if the economic system does not reform itself then middle class will disappear, and, as he puts it, “the rich will be attacked by pitchforks”. Therefore, he [Orban is referring to the German-born Amazon.com billionaire investor Nick Hanauer’s article published in Politico here: http://www.politico.com/magazine/story/2014/06/the-pitchforks-are-coming-for-us-plutocrats-108014.html#.VBJjGfldV8E -AK] thinks a middle-up economic model is needed instead of a top-down model. It is not my intention to interpret these sentences, simply to cite them here in order to show the novelty of these ideas that were impossible to talk about only six years ago.

Or, similarly from America, the number of unemployed youth has drastically risen [Mr. Orban clearly doesn’t buy the ‘cooked’ US unemployment numbers contrasted with the real 16-20% unemployment figures compiled by John Williams published at ShadowStats.com - AK], and in the case of the most promising career options, children from families with affluent families receive a far greater advantage – this is said in the homeland of social mobility [a reference by Orban, perhaps, to the millions of Hungarians who emigrated to the USA prior to and after WWII - AK]. Or to cite something else: another respected analyst said that the internet, understood by the liberal world as the greatest symbol of freedom for many long years, is being colonized by big corporations. His statement suggests that the big question is whether great capitalist companies, meaning international corporations, would be successful in doing away with the neutrality of the internet. Going forward, to quote a development that is both dear and unexpected for us, the English prime minister, who awkwardly avoids his party being identified as Christian Democratic, stands up in before the public stating that Christianity is a core principle of British values, and despite multiculturalism, Great Britain is a Christian country in heart, and this is a fact to be proud of.

Besides suggesting the USA is a power in cultural and economic decline, Orban added blasphemy to heresy by suggesting Hungary could learn much from the rising BRIC nations, plus the Hungarians old Ottoman overlords the Turks who have modernized their economy under the authoritarian and double-dealing (between Iran, Russia, and China on one side and NATO and the Sunni Persian Gulf states on the other) Recep Tayyip Erdogan:

Everyone was only talking about competition in the world economy. Globalization on the international scale made it necessary to do a lot of talking, writing and analysis about it, and this phenomenon is known in details. We can more or less know why a major economic interest group, for example the European Union, is competitive, or why it is losing its competitiveness. However, according to many, and I belong to them, today this is not the principal question. It remains an important question. As long as people live off money and economy, this will remain an important question. Yet there is an even more important race. I would articulate this as a race to invent a state that is most capable of making a nation successful. As the state is nothing else but a method of organizing a community, a community that in our case sometimes coincides with our country’s borders, sometimes not, but I will get back to that, the defining aspect of today’s world can be articulated as a race to figure out a way of organizing communities, a state that is most capable of making a nation competitive. This is why, Honorable Ladies and Gentlemen a trending topic in thinking is understanding systems that are not Western, not liberal, not liberal democracies, maybe not even democracies, and yet making nations successful. Today, the stars of international analyses are Singapore, China, India, Turkey, Russia. And I believe that our political community rightly anticipated this challenge, and if we think back on what we did in the last four years, and what we are going to do in the following four years, than it really can be interpreted from this angle. We are searching for and we are doing our best to find – parting ways with Western European dogmas, making ourselves independent from them – the form of organizing a community, that is capable of making us competitive in this great world-race.

By great world race and dismissing mere economic competition as the only deciding factor of the 21st century, Orban was hinting strongly that the first duty of any Hungarian government is the preservation of the Hungarian peoples, wherever they may live. Because some Jobbik members who may indeed be fascists speak this way, as do the Ukrainian Nazis who imagine the Cossacks of Rostov or Krasnodar oblasts don’t realize that they are Ukrainians, it’s easy to label such ideas ‘fascist’. But Hungary, as many observers of its demographics have pointed out, is a nation experiencing or facing severe graying and population decline.

Clearly when Orban says ‘competitive in this great world-race’ he means preserving the Hungarians as a people rather than seeing them slowly replaced by peoples from the Middle East [North Africa, the Levant and Turkish Kurdistan all seem primed for population explosions and lengthy unrest in the years to come- AK] or elsewhere during this century. Just in case there was any confusion about what Orban meant, his reference to the ‘white working class’ of Great Britain should make it clear: the purpose of a sovereign nation is the health and long-term well-being of the majority population of that nation, not globalist ‘values’ or economic growth divorced from human needs. While I am personally not a fan of Alexandr Dugin, one most acknowledge this is much closer to Duginism and Eurasianism than Orban’s old Atlanticist, pro-EU positions. Orban’s use of the phrase ‘non-liberal state’ is in fact, almost pure Duginism, perhaps taken straight from the pages of Dugin’s book The 4th Political Theory by an Orban speechwriter. In the book, Dugin contends that after three centuries liberalism dating to the acts of tolerance that ended Europe’s bloody 30 Years Wars and restored the British crown after Cromwell’s revolt, liberalism has exhausted itself. [You can watch English subtitles of Dugin summarizing his book in less than ten minutes, and describing how many European languages it has been translated into here: http://www.youtube.com/watch?v=4QrnJKf-hhE]

Orban Vows to Resist the Empire’s Colored Revolution and ‘NGO-istan’ Tactics

Consequently, what is happening today in Hungary can interpreted as an attempt of the respective political leadership to harmonize relationship between the interests and achievement of individuals – that needs to be acknowledged – with interests and achievements of the community, and the nation. Meaning, that Hungarian nation is not a simple sum of individuals, but a community that needs to be organized, strengthened and developed, and in this sense, the new state that we are building is an illiberal state, a non-liberal state. It does not deny foundational values of liberalism, as freedom, etc.. But it does not make this ideology a central element of state organization but applies a specific, national, particular approach in its stead.

Is Orban a Eurasianist?

Like Dugin, like Igor Strelkov, and like Vladimir Putin, Orban calls out a fifth column in his country. These are, of course, the same Rockefeller and Fortune 500 funded foundations, think tanks, and NGOs that cultivated Central European politicans like... former AEI employee and husband to the Washington Post’s Anne Applebaum Radek Sikorski. [http://www.theguardian.com/world/2014/jun/22/poland-foreign-minister-alliance-us-worthless] And former Czech Prime Minister Vaclav Klaus, who has called the EU the 4th Reich (German Continental economic dominance under Washington’s tutelage [http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/cyprus/9948545/Southern-Europe-lies-prostrate-before-the-German-imperium.html]) and compared Brussels bureaucrats to their Soviet predecessors [http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/8289920.stm]. And of course, the AEI and Johns Hopkins ‘educated’ Viktor Orban, who now defies the EU.

Whereas Sikorski was caught on tape bitterly telling a fellow Polish politician when he thought no one was listening that Poland has sexually serviced the US and received nothing in return; Orban has turned on his former handlers and now calls them out for what they are -- foreign agents of influence and globalist occupiers of his country:

Now, Hungarian NGO landscape shows a very particular image. Ideally a civil politician as opposed to professional is an individual who is organizing bottom-up, financially independent and the nature of his work is voluntary. If we look at civil organizations in Hungary, the one that appears before public, now debates around the Norwegian Fund brought this on the surface, then what I will see is that we have to deal with paid political activists here. And these political activists are moreover political activists paid by foreigners. Activists paid by definite political circles of interest. It is hard to imagine that these circles have a social agenda. It is more likely that they would like to exercise influence through this system of instruments on Hungarian public life. It is vital, therefore, that if we would like to reorganize our nation state instead of the liberal state, that we should make it clear, that these are not civilians coming against us, opposing us, but political activists attempting to promote foreign interests. Therefore it is very apt that a committee was being formed in the Hungarian parliament that deals with constant monitoring, recording and publishing foreign attempts to gain influence, so that all of us here, you as well will be aware of who are the characters behind the masks.

Since this piece has been exceptionally lengthy even by the Vineyard’s standards, I will leave the Saker and his readers with Orban’s conclusion for his compatriots who happen to live outside Hungary’s present borders -- in what is a clear message to Kiev, Bucharest and ultimately Washington that national identity won’t be crushed under EUro-globalism: 


Now the only question that remains, honorable ladies and gentlemen, and it is a question that I am not entitled to answer, that in times like this, when anything could happen, should we be afraid, or should we instead be hopeful? Because the present order of the world is not exactly to our taste, that this future, although it is uncertain, it could even cause huge trouble, it also holds opportunities and developments for our Hungarian nation. So instead of seclusion, fear and withdrawal I recommend courage, prospective thinking, rational, but brave action to the Hungarian communities in the Carpathian basin [the old Rusyn lands - AK] but also throughout the world. As anything can happen, it can easily happen that our time will come. Thank you for your honorific attention.

viernes, 12 de septiembre de 2014

Dear Putin


Ha comenzado a circular una carta en Occidente, una carta dirigida al Presidente de la Federación Rusa, escrita y refrendada, fundamentalmente, por ciudadanos de los EEUU y la Unión Europea. Ya fue traducida a quince idiomas y tiene su propia página web: http://dearputin.com. Al día de hoy ha sido firmada por casi 17.500 personas. Reproducimos la versión castellana de esta carta: 

“Estimados Presidente Putin y el pueblo de Rusia:

Les rogamos acepten nuestras disculpas por el comportamiento de nuestros Gobiernos y medios de comunicación. Las naciones occidentales, encabezadas por Estados Unidos, parecen decididas a iniciar una guerra contra Rusia. Una persona sensata reconocería las terribles consecuencias de una guerra semejante y haría todo lo posible por evitarla. De hecho, parece que esto es exactamente lo que usted, Presidente Putin, está haciendo. Ante el flujo interminable de mentiras y provocaciones, usted ha logrado evitar que Rusia sea arrastrada a una guerra nuclear. 

Los acontecimientos en torno a la guerra en Ucrania son manipulados para que usted sea presentado como un agresor, cuando los hechos demuestran claramente lo contrario. Diariamente, bandas neonazis cometen atrocidades contra los ciudadanos de Nueva Rusia y reciben apoyo político y financiero de los Gobiernos occidentales. El ejército ucraniano ha atacado puestos de control y ciudades rusas, y regularmente bombardea a los refugiados que intentan huir del país. Rusia fue culpada por el derribamiento del vuelo MH17 de Malaysia Airlines, a pesar de que las pruebas sugieren que el vuelo fue derribado por el ejército ucraniano. Usted ofrece ayuda humanitaria al pueblo de Lugansk, y a cambio, es acusado de contrabandear armas hacia Ucrania. 

¿Por qué es usted el blanco de estas mentiras y provocaciones? Los delincuentes patológicos de Occidente ejercen presión para que se produzca una guerra con Rusia porque necesitan un enemigo externo. Mientras las personas se centren en “la agresión rusa” seguirán sin ser conscientes de los verdaderos responsables de la caída de la economía estadounidense y de su sistema social. El último gran presidente de los Estados Unidos, John F. Kennedy, describió a nuestro enemigo común en 1961:

“En todo el mundo nos enfrentamos a una conspiración monolítica y despiadada que se basa en medios encubiertos para expandir su esfera de influencia, basada en infiltración en lugar de invasión, en subversión en lugar de elecciones, en intimidación en lugar de libre elección, en guerrillas de noche en lugar de ejércitos de día.

Es un sistema que ha empleado vastos recursos humanos y materiales para construir una máquina estrechamente entretejida y altamente eficiente que combina operaciones militares, de inteligencia, diplomáticas, económicas, científicas y políticas… Se ocultan y no se difunden sus preparativos. Se entierran sus errores, y no salen en los periódicos. Se silencia y no se elogia a sus disidentes. No se cuestiona ningún gasto, no se publica ningún rumor, ni se revela ningún secreto.” 

Desde ese entonces, el Gobierno de Estados Unidos y otras naciones occidentales han sido infiltrados por esta “conspiración despiadada”. Si bien no se trata necesariamente de un grupo unido, creemos que sus líderes piensan y actúan sin la carga de una conciencia moral humana normal. Es por eso que están dispuestos a sacrificar la vida de millones o miles de millones de personas. Suministran armas a Israel que son utilizadas para la masacre masiva de miles de palestinos. Militarizan la policía en lugares como Ferguson para proteger y fortalecer su poder sobre el pueblo. Mienten para desatar guerras que se cobran la vida de millones de personas para aumentar su poder político. Son despreciables. 

Al igual que JFK, usted tiene una formación militar, por lo que lo impulsa su sentido de responsabilidad a la hora de proteger y servir al pueblo de Rusia. Parece que, como él, usted reconoció la locura de la guerra nuclear y aboga por la paz. Se niega a avalar al Imperio americano y está trabajando para socavar su poder sin involucrarse en un conflicto militar directo. En vez de eso, Rusia ha desarrollado relaciones estrechas con muchos países a través de organizaciones como el BRICS, ha perdonado deudas antiguas y ha trabajado con sus socios para alcanzar metas que sirvan los intereses del pueblo. La idea de las alianzas internacionales ha sido descrita como un enfoque multipolar y contrasta fuertemente con las políticas unipolares e imperialistas de EE.UU., donde se controlan los recursos de todos los países para beneficiar a unos pocos poderosos, y a expensas de Nosotros, el Pueblo.

Rechazamos la codicia, el odio y el ansia de poder que manifiestan nuestros “líderes”. Estamos indignados y horrorizados ante la matanza de millones de personas inocentes en nombre de la libertad y la defensa personal. Deseamos la paz y la justicia para todas las personas. Queremos una paz real y duradera, del tipo del que JFK una vez habló:

“¿Qué clase de paz buscamos? No una Pax Americana impuesta al mundo por las armas de guerra estadounidenses. Tampoco la paz de la tumba o la seguridad del esclavo. Estoy hablando de una paz genuina, el tipo de paz que hace que la vida en la Tierra valga la pena, aquella que permite que los hombres y las naciones crezcan y tengan esperanza, y construyan una vida mejor para sus hijos —no sólo paz para los estadounidenses, sino paz para todos los hombres y las mujeres— no sólo la paz en nuestra época, sino la paz para todos los tiempos.”

La paz y la justicia verdaderas son imposibles mientras la “conspiración despiadada” gobierne desde las sombras Estados Unidos y otras naciones. Oremos para que a través de nuestros esfuerzos mutuos podamos derrotar a los criminales hambrientos de poder y despiadados que buscan esclavizarnos a todos. Oremos para que, en su lugar, promovamos una paz genuina que haga que vivir en la Tierra valga la pena.

Atentamente, [firmas]”

jueves, 11 de septiembre de 2014

Todo el tiempo


“1984”. Es esa sensación de “1984” todo el tiempo. Uno se pregunta cómo puede ser que personas relativamente educadas como los estadounidenses no se rebelen frente a los televisores después de escuchar cosas como las de acá abajo. La respuesta seguramente es sencilla. Por ejemplo: estaban mirando otro canal. 

La Cadena Telesur reprodujo hoy el discurso de Barack Obama en relación a eventuales actos punitivos, bajo la forma de bombardeos, de los EEUU contra el “Estado Islámico” en Irak y en… Siria. Sí, Siria, un país soberano cuyo presidente acaba de ser elegido por abrumadora mayoría y que de ninguna manera pidió ayuda a los EEUU para que bombardeara su territorio. ¿Se entiende?

Título: Lee el discurso completo de Barack Obama

Epígrafe: "En este momento, las mayores amenazas provienen de Oriente Medio y el Norte de África," afirma Obama y anuncia ataques en Irak y Siria para eliminar al EI.

Texto: El presidente de Estados Unidos, Barack Obama, dio luz verde el miércoles, durante un discurso televisado, a los bombardeos contra al grupo terrorista EIIL y anunció que ampliará su ofensiva contra este grupo en Irak.

Obama, durante su alocución sobre su estrategia de "degradar y por último destruir" al grupo takfirí EIIL, reiteró que los ataques aéreos de EE.UU. contra el EIIL serán ampliados y además de Irak, como ocurre ahora, apuntarán al territorio sirio.

A continuación, el discurso completo:

"Compatriotas, esta noche quiero hablar con ustedes acerca de lo que Estados Unidos va a hacer con nuestros amigos y aliados para degradar y finalmente destruir al grupo terrorista conocido como ISIS.

Como Comandante en Jefe, mi más alta prioridad es la seguridad del pueblo estadounidense. En los últimos años, hemos tomado consistentemente la lucha a los terroristas que amenazan a nuestro país. Eliminamos a Osama Bin Laden y gran parte de la dirigencia de Al Qaeda en Afganistán y Pakistán. Nos hemos concentrado en filiales de Al Qaeda en Yemen, y recientemente eliminado el comandante superior de su filial en Somalia. Y lo hemos hecho mientras traíamos de vuelta a más de 140.000 tropas estadounidenses de Irak, y aprovechando nuestras fuerzas en Afganistán, donde nuestra misión de combate terminará a finales de este año. Gracias a nuestros profesionales militares y de lucha contra el terrorismo, Estados Unidos está más seguro.

Aún así, continuamos enfrentando una amenaza terrorista. No podemos borrar todo rastro del mal del mundo, y pequeños grupos de asesinos tienen la capacidad de hacer mucho daño. Ese fue el caso antes de 11 de septiembre, y que sigue siendo cierto hoy en día. Es por eso que debemos permanecer vigilantes como amenazas. En este momento, las mayores amenazas provienen de Oriente Medio y el Norte de África, donde los grupos radicales explotan los agravios para sus propios beneficios. Y uno de esos grupos es ISIS, que se autodenomina el "Estado islámico".

Ahora vamos a hacer dos cosas claras: ISIS no es "Islámico". Ninguna religión tolera la matanza de inocentes, y la gran mayoría de las víctimas del ISIS han sido musulmán. Y el ISIS sin duda no es un Estado. Antiguamente, era la filial de Al Qaeda en Irak, y se ha aprovechado de la violencia sectaria y la guerra civil de Siria para ganar terreno a ambos lados de la frontera entre Irak y Siria. No es reconocido por ningún gobierno ni por ningún pueblo. ISIS es una organización terrorista, pura y simplemente. Y no tiene otra visión que la masacre de todos los que se interponen en su camino.

En una región que ha conocido tanto derramamiento de sangre, estos terroristas son únicos en su brutalidad. Ellos ejecutan prisioneros capturados. Matan a los niños. Ellos esclavizan, violan y obligan a las mujeres a contraer matrimonio. Amenazaron a una minoría religiosa con el genocidio. En actos de barbarie, se cobraron la vida de dos periodistas estadounidenses: Jim Foley y Steven Sotloff.

Así, el ISIS representa una amenaza para el pueblo de Irak y Siria, y el gran Oriente Medio -incluyendo ciudadanos estadounidenses, el personal y las instalaciones. Si no se controla, estos terroristas podrían plantear una amenaza cada vez más allá de la región -incluyendo a los Estados Unidos. Si bien todavía no hemos detectado trazado específico en contra de nuestra patria, los líderes de ISIS han amenazado a Estados Unidos y a nuestros aliados. Nuestra comunidad de inteligencia cree que miles de extranjeros -incluyendo europeos y algunos americanos- se les han unido en Siria e Irak. Entrenados y aguerrido, estos combatientes podrían tratar de regresar a sus países de origen y llevar a cabo ataques mortales.

Sé que muchos estadounidenses están preocupados por estas amenazas. Esta noche, quiero que sepan que los Estados Unidos de América que se está reuniendo con fuerza y ??determinación. El mes pasado, pedí a nuestros militares a tomar medidas concretas contra ISIS para detener sus avances. Desde entonces, hemos llevado a cabo más de 150 ataques aéreos exitosos en Irak. Estos ataques han protegido a personal estadounidense e instalaciones, mataron a combatientes de ISIS destruyeron armas y dieron el espacio para que las fuerzas iraquíes y kurdos reclamaran territorios clave. Estos ataques han ayudado a salvar las vidas de miles de hombres inocentes, mujeres y niños.

Pero esta no es nuestra única lucha. El poder estadounidense puede hacer una diferencia decisiva, pero no podemos hacer por los iraquíes lo que deben hacer por sí mismos, ni podemos tomar el lugar de los socios árabes en la obtención de su región. Por eso he insistido en que las medidas adicionales de Estados Unidos dependían de que los iraquíes formaran un gobierno inclusivo, que lo han hecho en los últimos días. Así que esta noche, con un nuevo gobierno iraquí en su lugar, y tras consultar con los aliados en el extranjero y el Congreso en el hogar, puedo anunciar que Estados Unidos encabezará una coalición amplia para revertir esta amenaza terrorista.

En primer lugar, vamos a realizar una campaña sistemática de ataques aéreos contra estos terroristas. Vamos a trabajar con el gobierno iraquí, vamos a ampliar nuestros esfuerzos más allá de proteger a nuestro pueblo y las misiones humanitarias, de manera que estamos golpeando objetivos del ISIS como las fuerzas iraquíes van a la ofensiva. Por otra parte, he dejado claro que vamos a cazar a los terroristas que amenazan a nuestro país, donde quiera que estén. Eso significa que no voy a dudar en tomar medidas contra ISIS en Siria, así como Irak. Este es un principio fundamental de mi presidencia: si ustedes amenazan a Estados Unidos, ustedes no encontrarán ningún refugio seguro.

En segundo lugar, vamos a aumentar nuestro apoyo a las fuerzas que luchan estos terroristas sobre el terreno. En junio, desplegué varios cientos de militares estadounidenses a Irak para evaluar cómo podemos apoyar mejor las fuerzas de seguridad iraquíes. Ahora que esos equipos han completado su trabajo -e Irak ha formado un gobierno- vamos a enviar otros 475 miembros del servicio a Irak. Como he dicho antes, estas fuerzas estadounidenses no tendrán una misión de combate - no vamos a ser arrastrado a otra guerra terrestre en Irak. Pero son necesarios para apoyar a las fuerzas iraquíes y kurdas con entrenamiento, inteligencia y equipos. También apoyaremos los esfuerzos de Irak para poner de pie Unidades de la Guardia Nacional para ayudar a las comunidades sunitas a asegurar su propia libertad del control ISIS.

En la lucha contra el ISIS, no podemos confiar en el régimen de Assad que aterroriza a su pueblo; un régimen que nunca va a recuperar la legitimidad que ha perdido. En su lugar, debemos fortalecer la oposición como el mejor contrapeso a extremistas como ISIS, al llevar adelante la solución política necesaria para resolver la crisis de Siria una vez por todas.

En tercer lugar, vamos a seguir para aprovechar nuestras capacidades sustanciales de contraterrorismo para prevenir ataques de ISIS. Al trabajar con nuestros socios, vamos a redoblar nuestros esfuerzos para cortar su financiación; mejorar nuestra inteligencia; fortalecer nuestras defensas; contrarrestar su ideología retorcida; y detener el flujo de combatientes extranjeros en - y fuera de- el Oriente Medio. Y en dos semanas, voy a presidir una reunión del Consejo de Seguridad de las Naciones Unidas para movilizar a la comunidad internacional en torno a este esfuerzo.

En cuarto lugar, vamos a seguir prestando asistencia humanitaria a los civiles inocentes que han sido desplazadas por esta organización terrorista. Esto incluye a los musulmanes suníes y chiíes que están en grave riesgo, así como decenas de miles de cristianos y otras minorías religiosas. No podemos permitir que estas comunidades sean expulsadas ??de sus tierras ancestrales.

Esta es nuestra estrategia. Y en cada una de estas cuatro partes de nuestra estrategia, Estados Unidos estará acompañado por una amplia coalición de socios. Ya, los aliados están volando aviones con nosotros sobre Irak; el envío de armas y ayuda a las fuerzas de seguridad iraquíes y la oposición siria; compartir información; y proporcionar miles de millones de dólares en ayuda humanitaria. El secretario de Estado, John Kerry, estaba en Irak hoy una reunión con el nuevo gobierno y el apoyo a sus esfuerzos para promover la unidad, y en los próximos días viajará a través del Medio Oriente y Europa para alistarse más socios en esta lucha, especialmente las naciones árabes que pueden ayudar a movilizar a las comunidades sunitas en Irak y Siria para impulsar estos terroristas de sus tierras. Este es el liderazgo estadounidense en su mejor momento: nos encontramos con personas que luchan por su propia libertad; y nos movilizaremos otras naciones en nombre de nuestra seguridad común y la humanidad común.

Mi administración también ha conseguido el apoyo bipartidista a este enfoque aquí en casa. Tengo la autoridad para hacer frente a la amenaza de ISIS. Pero creo que somos más fuertes como nación cuando el Presidente y el Congreso trabajan juntos. Así que celebro el apoyo del Congreso para este esfuerzo con el fin de mostrar al mundo que los estadounidenses se unen para enfrentar este peligro.

Ahora, se necesitará tiempo para erradicar un cáncer como ISIS. Y cada vez que tome una acción militar, hay riesgos involucrados -en especial a los hombres y mujeres militares que llevan a cabo estas misiones. Pero quiero que el pueblo estadounidense comprenda cómo este esfuerzo será diferente de las guerras en Irak y Afganistán. No va a involucrar a las tropas de combate estadounidenses luchando en suelo extranjero. Esta campaña de lucha contra el terrorismo se libra a través de un esfuerzo constante e implacable para sacar al ISIS de dondequiera que existan, utilizando nuestro poder aéreo y nuestro apoyo a las fuerzas asociadas sobre el terreno. Esta estrategia de sacar a los terroristas que nos amenazan, mientras apoyamos a nuestros socios en los frentes de batalla, es la que hemos seguido con éxito en Yemen y Somalia desde hace años. Y es compatible con el enfoque que esbocé a principios de este año: para usar la fuerza contra cualquiera que amenace los intereses fundamentales de los Estados Unidos, sino para movilizar a los socios siempre que sea posible para hacer frente a retos más amplios a orden internacional.

Compatriotas, vivimos en una época de grandes cambios. Mañana se cumple 13 años desde que nuestro país fue atacado. La próxima semana marca seis años desde nuestra economía sufrió su peor revés desde la Gran Depresión. Sin embargo, a pesar de estos choques; a pesar del dolor que hemos sentido y el trabajo agotador necesario para recuperarse, Estados Unidos está mejor posicionado hoy para aprovechar el futuro que cualquier otra nación en la Tierra.

Nuestras empresas de tecnología y las universidades son incomparables; nuestras industrias manufactureras y concesionarios están prosperando. La independencia energética está más cerca de lo que ha estado en décadas. Por todo el trabajo que queda, nuestros negocios están en el tramo ininterrumpido más largo de creación de empleo en nuestra historia. A pesar de todas las divisiones y discordia dentro de nuestra democracia, veo el valor y la determinación y la bondad común del pueblo estadounidense cada día -y eso me hace más seguro que nunca por el futuro de nuestro país.

En el extranjero, el liderazgo estadounidense es la única constante en un mundo incierto. Es Estados Unidos el que tiene la capacidad y la voluntad de movilizar al mundo contra los terroristas. Es Estados Unidos el que ha reunido al mundo contra la agresión rusa, y en apoyo del derecho de los pueblos ucranianos para determinar su propio destino. Es Estados Unidos -nuestros científicos, nuestros médicos, nuestros conocimientos técnicos- que puede ayudar a contener y curar el brote del ébola. Es Estados Unidos el que ayudó a extraer y destruir las armas químicas declaradas de Siria para que no puedan constituir una amenaza para el pueblo sirio -o el mundo- de nuevo. Y es Estados Unidos el que está ayudando a las comunidades musulmanas de todo el mundo y no sólo en la lucha contra el terrorismo, pero en la lucha por la oportunidad, la tolerancia, y un futuro más esperanzador.

Pero como estadounidenses, tenemos la responsabilidad de liderar. De Europa a Asia -desde los confines de África a las capitales devastadas por la guerra del Medio Oriente- defendemos la libertad, la justicia, la dignidad. Estos son los valores que han guiado a nuestra nación desde su fundación. Esta noche, les pido su apoyo para llevar adelante ese liderazgo. Yo hago como que no podría estar más orgulloso de nuestros hombres y mujeres en uniforme de Comandante en Jefe - pilotos que valientemente vuelan en la cara del peligro sobre el Oriente Medio, y de servicio-miembros que apoyan a nuestros socios sobre el terreno.

Cuando ayudamos a prevenir la masacre de civiles atrapados en una montaña lejana, esto es lo que dijo uno de ellos. "Se lo debemos a nuestros amigos americanos nuestras vidas. Nuestros hijos siempre recordarán que había alguien que sentía nuestra lucha e hizo un largo viaje para proteger a las personas inocentes".

Esa es la diferencia que hacemos en el mundo. Y nuestra propia seguridad -nuestra propia seguridad- depende de nuestra voluntad de hacer lo necesario para defender a esta nación, y defender los valores que defendemos -ideales eternos que perdurarán mucho después de los que sólo ofrecen odio y destrucción.

Que Dios bendiga a nuestras tropas, y que Dios bendiga a los Estados Unidos de América".